Histoires sans fin
Bienvenue sur le forum d'histoires sans fin....
venez jouer avec les mots, nous avons besoin de vous pour faire vivre ce forum.

ARWEN

Histoires sans fin

La Communauté de la Plume! Ecrivons des histoires ensemble, faisons vivre les mots!
 
AccueilPortailGalerieFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Sagesse amérindienne

Aller en bas 
AuteurMessage
Arwen
Sorcière
avatar

Nombre de messages : 5712
Age : 65
Localisation : Liège
Date d'inscription : 11/02/2006

MessageSujet: Sagesse amérindienne   Mar 2 Oct 2012 - 13:40




SHAMAN'S...« Il faut que je vous parle encore de la manière d'être de nos voyants-guérisseurs. Ceux qui sont encore en vie et ceux qui nous ont quittés. Je vais fermer les yeux, et penser en parlant, pour que l'esprit s'exprime à travers mo
i. Il s'agit d'une remémoration. Nous appelons cette remémoration waki-ksuya. Ce qui signifie qu'on se ressouvient, qu'on voyage dans le passé, qu'on se tient en communion avec les esprits pour recueillir leur message, se rappeler les amis morts, entendre leurs voix de nouveau, et cela même au point d'être visité par une vision. Je ne vais pas vous montrer des revenants.. Je vais simplement me renverser en arrière, fermer les yeux, et m'abandonner à quelqu'un d'autre. Je continuerai seulement de parler et les paroles se fraieront leur chemin…..
….Je suis un « medicine-man ». « Medicine-man » — voilà bien une expression de Blanc, « comme « Squaw », « Pa-poose », « Sioux », « Tomahawk » — mots inconnus en langue indienne. Je souhaiterais en vérité qu'il y ait un terme traduisant avec plus de justesse « medicine-man », mais je ne peux en trouver un anglais, et vous ne le pouvez pas, je crois, vous non plus. Aussi, disons medicine-man, et n'en parlons plus. Mais l'expression reste pauvre et ne recouvre pas tout ce que le terme indien « wicasa wakan » implique.
Nous avons différents noms pour désigner différents hommes accomplissant différentes tâches là où vous ne dispo­sez que d'un seul nom dérisoire. D'abord nous distin­guons le guérisseur, le pejuta wicasa, qui se sert des herbes. Il ne guérit pas avec les herbes seules, il faut encore qu'il ait le pouvoir, wakan, de guérir. Puis nous avons le yuwipi, l'homme aux poignets attachés, qui recourt aux pouvoirs des peaux et des pierres pour établir le diagnostic et pro­curer le remède. Nous parlons également du waayatan, le voyant qui peut prédire l'avenir, à qui a été donnée la prescience. Les faits advenus conformément à ses présages, nous les nommons wakinyanpi. Le même vocable désigne les créatures ailées, celles qui volent dans les airs, parce que le pouvoir de dévoiler l'avenir provient d'elles.
Mais je crois que le seul voyant-guérisseur digne de ce nom est le wicasa wakan, le saint homme. Lui peut guérir, prophétiser, parler aux herbes, comman­der aux pierres, conduire la danse du soleil ou même changer le temps, mais cela est sans grande importance à ses yeux. Il s'agit seulement là de la traversée de stades successifs. Lui-même les a franchis ; il se tient au-delà. Il possède la wakanya wowanyanke, ou grande vision.
Le wicasa wakan tient à être seul. Il veut demeurer wicasa à l'écart de la foule et des affaires au jour le jour. Il se plaît à méditer, appuyé à un tronc d'arbre ou contre un rocher, sentant la terre bouger sous ses pieds, sentant au-dessus de lui la pesanteur du grand ciel enflammé. C'est dans de telles conditions qu'il peut se représenter comment va le monde. Les yeux fermés, il distingue, claire­ment, bien des phénomènes. Seule compte sa vision inté­rieure du monde.
Le wicasa wakan aime le silence ; il s'enveloppe en lui comme dans une couverture — un silence lourd, avec une voix semblable au tonnerre, qui l'entretient de nombreux sujets. Un tel homme se complaît en un lieu où l'on n'entend rien, que le bourdonnement des insectes. Il s'assied face à l'occident, implorant une aide. Il parle aux plantes et elles lui répondent. Il écoute les voix des wama kâskan — celles de toutes les créatures animales de la surface de la terre. Il est à l'unisson avec elles. De tous les êtres vivants, une émanation incessante le gagne et il transmet cette force. Je ne peux dire d'où elle vient ni en quoi elle consiste mais il en est ainsi. Et je sais ce dont je parle.
On devient un pejuta wicasa, un voyant-guérisseur, parce qu'un rêve vous dit de l'être. Aucun homme ne rêve de cures et de remèdes. Vous pratiquez seulement dans les domaines où vous vous sentez les capacités voulues. Ce n'est pas là un don hérité ; vous travaillez pour l'acquérir, vous jeûnez, vous recourez aux rêves, mais pas toujours avec succès. Il est vrai qu'il y a dans certaines familles des lignées de bons voyants-guérisseurs, et c'est fort utile de compter parmi ses parents un saint homme qui vous enseigne et s'efforce de vous communiquer ses pouvoirs. Fort utile, mais pas toujours. Les guérisseurs ne sont pas des chevaux — pas une race d'élevage.
Pour être voyant-guérisseur, il faut cultiver les facultés de voyance dans la nature. De l'occident, se propage le pouvoir du bison. Du nord, le voyant-guérisseur reçoit le pouvoir des êtres qui sont dans le tonnerre. De l'orient, celui de l'esprit du cheval et de l'élan. Le sud, lui, transmet le pouvoir qui s'attache aux spectres. Du ciel au-dessus de lui, il accueillera la sagesse du grand aigle. De la terre au-dessous de lui, la nourriture de la mère. C'est la façon de devenir un wicasa wakan, d'apprendre le langage secret, de parler du sacré, de se servir des pierres et des herbes, et du calumet. »
(Tahca uhste : de mémoire indienne)





(Facebook)







_________________
Ná Elbereth veria le, ná elenath dín síla erin rád o chuil lín. Im Arwen.
Telin le thaed. Lasto beth nîn, tolo dan nan galad.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiressansfin.forumzen.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Sagesse amérindienne   Mar 2 Oct 2012 - 14:16

Merci pour cet extrait, j'ai ce livre depuis bien longtemps et j'y suis très attachée.
Son fils Archie Fire Lame Deer a repris le flambeau.
Revenir en haut Aller en bas
Arwen
Sorcière
avatar

Nombre de messages : 5712
Age : 65
Localisation : Liège
Date d'inscription : 11/02/2006

MessageSujet: Re: Sagesse amérindienne   Mar 2 Oct 2012 - 14:24

Ah je ne savais même pas qu'il existait un livre Very Happy
Je suis "abonnée" sur Facebook à la page "Sagesse amérindienne" et de jolis textes sont publiés (avec photos) quotidiennement.

_________________
Ná Elbereth veria le, ná elenath dín síla erin rád o chuil lín. Im Arwen.
Telin le thaed. Lasto beth nîn, tolo dan nan galad.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiressansfin.forumzen.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Sagesse amérindienne   Mar 2 Oct 2012 - 14:41

Oui, le livre s'appelle "de mémoire indienne".

Interview de son fils:

http://espritshaman.blogspot.fr/2010/01/rencontre-avec-archie-fire-lame-deer.html
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Sagesse amérindienne   Jeu 4 Juil 2013 - 8:44

J'ai connu autrefois...



J'ai connu autrefois un monde merveilleux...
La nature indomptable, que l'on refusait de dompter
Les nuages enchanteurs, que l'on voyait défiler aux cieux
Et le temps incertain, que l'on acceptait sans maugréer

J'ai connu autrefois un lieu merveilleux
Où l'harmonie régnait dans un désordre orchestré par les Dieux,
Des Dieux de toutes sortes que l'on savait loyaux
Et qui ne nous asservissaient pas d'impossibles idéaux

J'ai connu autrefois un lieu merveilleux...
Les montagnes étaient hautes, si hautes... mais jamais infranchissables
Les rivières charriaient dans leur lit notre réserve d'eau potable
Et soulageaient nos pieds fatigués sur les sentiers rocailleux
Elles étaient parfois profondes ces rivières qui jaillissaient
En torrents sauvages et limpides, dans lesquels on se désaltérait
Elles étaient profondes, si profondes... mais jamais on ne s'y noyait
Elles exprimaient leurs murmures fougueux, à nos oreilles qui les écoutaient

J'ai connu autrefois un lieu merveilleux
Les oiseaux gazouillaient fièrement parmi les feuilles qui bruissaient
Agitées par mille vents célestes qui nous rafraîchissaient
Comme autant de soupirs divins qui nous rendaient heureux

J'ai connu autrefois un lieu merveilleux
Où le soleil réchauffait nos esprits et nos cœurs
Nous rendant le sens de l'immensité de la richesse intérieure
Nous éclairant sur les chemins parfois longs de nos jours heureux

J'ai connu autrefois un monde merveilleux
Qui ne demandait rien, sauf notre respect, pour éviter son courroux,
Qui ne demandait rien, à nous, qui donnions tout
J'ai connu, autrefois... un monde... merveilleux...
Un monde que vous n'avez pas compris...
Un monde à jamais anéanti, détruit...
Insensibles aux cris de douleur qui montaient de votre mère la Terre
Quand, sans regret, elle fut massacrée, toute entière...

Ce matin je cherchais dans la lueur du jour, le souvenir d'une paix fraternelle. Les yeux vers le ciel, je traçais un chemin jusqu'au plus bleu de l'espoir, la terre nous mettait en garde, le vent dans les arbres nous parlait d'un temps qui aujourd'hui s'échappe. Simplement écouter, sentir et voir dans l'ultime repos du guerrier, notre dernière tache repose à jamais dans ce que nous pourrons transmettre à nos enfants. Tant dis que le soleil trouvait cette place dans le gris de la pluie, le vol de l'oiseau sous le fil tendu de la vie, nous disait qu'il reste toujours une lueur. Ecoutes ton coeur de tonnerre, nous ne sommes pas en trop mais en plus.... Dis le à ceux qui ne veulent pas du loup.

Crazy Horse

Revenir en haut Aller en bas
Arwen
Sorcière
avatar

Nombre de messages : 5712
Age : 65
Localisation : Liège
Date d'inscription : 11/02/2006

MessageSujet: Re: Sagesse amérindienne   Jeu 4 Juil 2013 - 8:48

Merci Crazy Horse.

Quand on se souvient du passé, on n'en garde souvent que les bons moments et c'est bien ... c'est mieux! Wink

_________________
Ná Elbereth veria le, ná elenath dín síla erin rád o chuil lín. Im Arwen.
Telin le thaed. Lasto beth nîn, tolo dan nan galad.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://histoiressansfin.forumzen.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sagesse amérindienne   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sagesse amérindienne
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Dhyani YWAHOO (Cherokee)
» [Figurine] Les trois blobs de la sagesse
» [Martinez, Rodolfo] La Sagesse des Morts
» Le Pilier de la Sagesse
» sagesse tibétaine

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Histoires sans fin :: Au fil des mots :: Sagesse des Beaux Textes-
Sauter vers: