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 La croisée des chemins (ECNI)

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MessageSujet: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 19 Mai 2012 - 20:00

Episode premier (en instance de découpage) bientot sur votre écran xfiles
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MessageSujet: PROLOGUE et CHAPITRE I   Sam 19 Mai 2012 - 20:51

Prologue


Tout au fond d'une caverne, une vieille femme pleure, le poing serré contre sa poitrine, devant quelques braises à peine éteintes. Il fait trop sombre pour apercevoir les étranges inscriptions et dessins sur les parois de pierre. La terre tremble violemment, des rochers se détachent du sommet et roulent un peu partout, un grondement sourd et continu encombre les oreilles, ses jolis yeux bleus violets se voilent, elle arrive juste à prononcer dans un dernier souffle : Shoom Kaar ! Ses yeux se ferment. Une larme coule sur sa joue couverte de poussière. Sa main s'ouvre et laisse glisser un objet métallique brillant. Il roule à quelques pas puis rebondit sur une pierre, tombe sur un niveau inférieur et s'enfonce dans l'épaisseur d'un lit de sable sec.

Chapitre 1

Aujourd'hui est un grand jour. Je vais enfin connaître par moi-même cette fameuse braderie de Lille, dont mon ami Alain, nous inonde les oreilles pendant de longues heures lors de notre réunion annuelle du club de la fac, en terminant par :
Vous avez raté ça ! Cette année il y avait une ambiance, exceptionnelle...
Il faut dire qu’il habite la région Lilloise, qu’il est un peu chauvin, et beaucoup militant pour sa région.
Le pire c'est qu'il a fallu se lever de bonne heure, et emprunter cette longue route qui sépare Calais de Lille. Mais en récompense, il y a eu le paysage des champs verdoyants et il s’élevait une brume fine et fantomatique, au creux des monts et des ruisseaux et surtout la vision étrange depuis le bord de l'autoroute de ces poteaux inclinés et reliés à des câbles, qui servent à la récolte du houblon qui lui-même sert à la fabrication de la bière...
Et je pensais aussitôt à cette mousse blanche, onctueuse et doucement amère et aux milliers de bulles qui explosent au bord de la bouche jusque dans le nez ce qui me suggère immédiatement un grand ahhh de plaisir. J'allais dire à haute voix : c'est encore loin Lille ? Avec en sous entendus quand est-ce que l'on s'en jette un godet derrière la cravate ? Quand comme pour répondre à ma question un panneau indicateur caché par un camion atteint mon champ de vision à quelques centaines de mètres et me renseigne instantanément. Il m'arrive souvent de parler tout seul, me poser des questions pour ensuite donner la réponse en ajoutant, réfléchis... imbécile.
J’étais pile à l’heure au rendez-vous. Mais il a fallu trouver l'endroit idéal pour se garer, chose peu facile vu l'affluence. Mais je n’ai pas eu à invoquer un quelconque ange gardien (*) pour me venir en aide. Un emplacement s’est libéré juste devant la voiture et ces aimables, souriantes personnes me firent même un geste sympathique de la main, en guise de salut. A environ 100 mètres de là J’aperçois Alain qui a dû voir de loin la voiture arriver et fait de grands signes de sémaphore, comme un moulin à vent en folie, tout en courant à petits pas, dans ma direction. Après les accolades et les tapes dans le dos, Alain déclare:
J'étais sur de te trouver garé dans ce secteur... Pas trop de monde sur la route?
Tout en nous racontant, j’ai soigneusement verrouillé les portes du véhicule. Maintenant nous marchons au milieu de la foule bruyante, environnés d'odeurs de saucisses grillées, de barbe à papa, de fritures, et toute sortes de parfums exotiques, alimentaires ou aromatiques.
Il règne un bruit de fond continu, fait de murmures de bribes de conversations, d'exclamations admiratives, de rires, de musiques mélangées, et un piétinement constant comme si un très long mille-pattes à galoches n'en finissait plus de défiler.
Pour accéder aux vendeurs, ce n'est pas toujours facile, il faut franchir un rideau de postérieurs gesticulants, en poussant parfois même un peu... Il ne fait aucuns doutes que les gens du coin ont la bousculade facile.
On peut trouver tous les rebuts de greniers, ou de fonds de caves. Des pièces mécaniques obsolètes en provenance de modèles automobiles démodés, des livres, des jouets, des disques, des meubles, le tout couvert d'une bonne couche de poussière, de crasse ou de rouille, attestant de la vieillesse des objets.
Manifestement il faut discuter du prix, pour le faire baisser car toutes ces pièces ‘rares’ sont toutes autant inestimables que très surestimées.
Alain est en posture amusante, la tête dans un profond carton, remue les épaules de droite à gauche comme s'il essayait une nouvelle danse, ou de jouer les catcheurs avec un nain invisible. Il en sort victorieux les yeux brillants et en souriant de toutes ses nombreuses dents, une vieille pipe en écume dont le foyer représente un oeuf maintenu par une serre d'aigle. L'objet est joli, mais il y manque le tuyau. Il commence à marchander le prix à la baisse, et pour mon compte personnel je ramasse dans un pot parmi d'autres crayons, un magnifique porte-mine tout en métal chromé couvert de toutes sortes de hiéroglyphes, et d'incrustations décoratives d'un magnifique bleu métallique parcouru d'une quantité de petits réseaux dorés, je l’examine, cela ressemble plutôt vu de prés, à un petit microscope de poche. L’anneau doit sûrement se dévisser. Je questionne le vendeur entre deux baisses de tarif d'Alain.
- C'est quoi ce truc ?
Il me répond d'un coup d’œil à la fois agacé et interrogateur et retourne à son marchandage.
Ouais! Elle n'a plus de tuyau mais c'est décoratif, c'est ancien ça monsieur, ça vient de toutes les vieilles saloperies que mon arrière grand père m'a laissées en héritage.
J'insiste de nouveau.
C'est quoi...
L’autre me fusille d’un regard qui pourrait signifier:
Cela ne se voit pas que c’est un crayon espèce de... ???????
et retourne à ses négociations avec Alain... Lassé d’attendre une réponse je prononce alors la phrase magique qui me rend soudain intéressant.
C'est combien ?
L'autre répond.
Un €uro mon cher monsieur.
avec un grand sourire, libérant ses jolies dents (aussi jaunes que le blanc de ses yeux). J'échange immédiatement l'objet contre une pièce et recule pour laisser Alain en pleines tractations...
La journée se déroule sans encombre, avec au menu la traditionnelle ration de moules frites, pain et bière, qui fait l'objet d'une vraie compétition entre les restaurateurs Lillois. Ceux-ci en empilent les écailles et autres résidus, devant leur porte en guise de trophée à la gloire des goinfres que nous sommes. Celui qui à le tas le plus haut à les honneurs de la presse... Et je le pense aussi à la joie déconfite des éboueurs, qui ont déjà bien assez de travail avec les papiers gras et les détritus laissés par les vendeurs et les visiteurs.

Ce truc métallique est impossible à dévisser. Si c'est un stylo je crois que je peux dire adieu à l'espoir d'y placer une recharge. Ce n'est probablement pas non plus un microscope de poche. Car bien qu'il semble exister un orifice d'un coté, il parait bouché en profondeur et ce n'est pas non plus une lampe de poche. D'ailleurs il n'y a pas de renflement ou autre partie qui puisse ressembler à un quelconque interrupteur. Vu de très prés à la loupe c'est magnifique. L'artiste qui a gravé ces motifs d'une finesse incroyable, a dû faire cela avec une très grosse loupe. Est-ce une écriture ou simplement un motif décoratif ? Peut être s'agit-il après tout, d'une sorte de bijou ? Sur le dessus il y a un anneau. Je suis de plus en plus intrigué par cet objet... je finis par m’imaginer qu'il a dû tomber d'une soucoupe volante, tellement il me parait de plus en plus bizarre.
De plus quand on le tien en main il s'en dégage comme une sensation de bien être, comme une sympathique vibration silencieuse. Bien que métallique il n'est pas vraiment froid, pas vraiment lourd, par contre il est si dur qu'il est impossible de le plier même légèrement comme on le ferait avec un objet de métal léger de ce diamètre. Demain je pense avoir le temps de prendre ce truc en photo pour faire un agrandissement des dessins et montrer cela à un copain passionné d'art et d’Egypte ancienne. Peut-être qu'il saura me dire et m’expliquer ce qui que quoi qu’est ce... ??
Tout en haut d'un seuil de plusieurs marches j'appuie sur le bouton de la sonnette. Cela fait très longtemps que je n'ai pas revu Jean-Roger... La porte s'ouvre, il a bien changé depuis qu'il s'est marié. Il a perdu son look superbe, longiligne et sportif, au profit d'un air de grosse baudruche en robe de chambre à fleurs.
Theo !!! Qu’elle bonne surprise ! Dis donc, tu n’as pas changé, tu as toujours ton look d’aventurier... entre vite!
Puis me regardant d'un air contrit fixant son ventre, il se le tapote en souriant et confirmant :
La délicieuse cuisine de mon encore plus délicieuse épouse.
Il me prend par le bras et me tire vers la cuisine.
Chérie ! Viens voir ce qui nous arrive, y'a un revenant qui s'est pendu à notre sonnette et qui en plus a l'air maigre et affamé. Il va falloir lui faire goûter ton risotto de calmars marinés au vin blanc.
Je vois apparaître dans l'entrebâillée de la porte deux mains et un torchon, puis une jolie frimousse de blonde souriante.
Bonjour! Entrez, entrez ! J'arrive tout de suite le temps d'enlever mon tablier et je suis à vous.
Jean-Roger me fait entrer dans son salon, toujours très lourdement chargé de ses nombreux souvenirs de voyages. La bibliothèque débordante de livres, (encore plus obèse que son propriétaire) les murs généreusement ornés d’objets d'art primitif ou anciens, contribuent à créer une atmosphère.
Quel bon vent t'a amené jusqu'ici ? Cela fait au moins cinq bonnes années que je ne t'avais pas revu... Mais tiens va t’asseoir.
Il me désigne un fauteuil sur le bord duquel je me pose et lui réponds amusé :
le vent n'a rien à voir là dedans, j'ai besoin de tes précieux services de vieux barbu cultivé archéologue poussiéreux spécialisé en art... Et oui c'est comme ça les amis, on les voit toujours apparaître quand ils ont besoin de toi..
Oui c'est bien comme ça que l'on m'appelle, mais arrêtes, tu me fais peur. Tu n'as pas l'intention de m'emmener faire un tour en bateau ou en montgolfière comme la dernière fois ? Quand tu as voulu me faire goûter aux joies du silence de la nature en plein ciel ? C'est depuis ce temps là que j'ai le mal des transports... Et le coup du bateau, je ne suis pas prés de l'oubli…
Non, excuse-moi de te couper mais j'ai un truc bizarre à te montrer..
lui dis-je en me relevant.
Je lui pose la série de photo et agrandissement devant la table basse du salon. Il s'agenouille en mettant ses lunettes pour regarder de plus prés. Il se met à émettre des sons bizarres entre gargouillements et raclement de gorge en retournant les photos dans tous les sens.
Grum ! pfou ! Hein ! hum rum plom plom plom ! pfff!
Je l'interromps en disant :
oui mais encore !
Ben tu sais... j'essaye de situer l'objet, d'abord c'est grand comment ton... machin ?
Je le sors de ma poche et le lui tend. Il fait :
pfou !!! Ça c'est un crayon vraiment original c'est quoi au juste ? Tu as trouvé ça où ?
Je lui raconte mon histoire à laquelle il conclut par :
Ben dit donc on en trouve des trucs inouïs à la braderie de Lille..
Il reprend en main les photos et les regarde très attentivement. Puis il se lève d'un bond, part en courant et revient avec un gros bouquin, une loupe, et Julianne qui justement sortait de sa cuisine.
Regardes-moi ce truc que Théo m’a rapporté
lui dit-il en battant rapidement les pages du livre dans tous les sens pendant que Julianne se penche sous la lampe avec la loupe pour observer à son tour l'objet.
Puis il va rapidement chercher deux autres livres qu'il feuillette également en émettant les borborygmes et des :
Non ! Ce n'est pas ça, non ça non plus, mouais, rum, fuuu...
Julianne dit.
Tu as vu ? On dirait de minuscules cellules solaires, en tous cas c'est très joli, et ces espèces de hiéroglyphes c'est quoi, ce n'est pas de l'Egyptien ancien ?
Toute la question est là, dit Jean-Roger, je ne connais pas ces idéogrammes... à première vue, mais je vais les recopier et les montrer à un pote à moi plus calé dans les signes et cryptogrammes anciens... Mais tu sais après tout c'est peut-être une oeuvre purement artistique... laisse-moi quand même tes photos. Je te dirais quoi dans quelques jours
OK, pas de problèmes, tant que tu auras les bonnes réponses je n'hésiterai jamais à te poser les bonnes questions... à propos Julianne, qu'en penses-tu, toi de ce machin. Pour moi? Il ne s'agit pas d'une oeuvre d'art, mais plutôt d'un objet utile. Du genre de celui que l'on porte sur soi comme un crayon, une clef, un couteau Suisse, ou peut-être un outil, un gratte-dos télescopique électrique, une pompe à comédons... Ce qui m'intrigue le plus moi c'est le réseau doré sur fond bleu métallique... ça ressemble à de minuscules capteurs solaires... C'est peut-être après tout une lampe de poche de luxe? En tous cas ça a un look très Hi Tech…
Quoi qu'il en soit nous te retenons pour la soirée me dit Jean-Roger, sinon Julianne va te faire la tête si tu ne goûtes pas son risotto qu'elle m’a amoureusement cuisiné ce soir, et comme justement j'ai un super petit vin Espagnol de Carinena à te faire goûter avec, tu ne vas pas être déçu. Et puis tu sais quand y'en a pour deux y'en a pour trois...
Devant l'air suppliant de mes deux amis je ne peux évidemment dire non. Jean Roger a revêtu une sorte d'habits de cérémonie, qu'il ne revêt d'après Julianne que dans les grandes occasions. Personne ne m'attend à la maison, et puis on a des tas de souvenirs à se remémorer... Je réponds par un vigoureux OK qui signifie aussitôt le signal pour Julianne de se précipiter dans la salle à manger pour y dresser la table.


Mes amis, quel repas de roi! Le mélange de riz gonflé à la poêle dans l’huile d’olive, la sauce tomate, les oignons, le fromage, les calmars avec ce petit goût qu’apporte ail, vin blanc et safran et ce vin fruité et généreux plein de soleil, il ne manquait plus que le chant des cigales... c’est d’ailleurs ce que nous avons fait un organisant un concours du meilleur cricricri... puis il a fallu que j’accepte de dormir chez eux car le vin m’avait un peu... cuit cuit cuit cuit. Je sourie encore en pensant à toutes les bonnes blagues de gamin (et gamines) que nous nous sommes racontés.
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Arwen
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Lun 25 Juin 2012 - 11:24

On peut avoir la suite? Wink

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Lun 25 Juin 2012 - 12:11

Chapitre 2

Mais aujourd’hui c’est le grand jour, je vais enfin savoir Jean Roger m’a demandé de passer chez lui peut être qu’il a du nouveau, et puis je suis impatient de les revoir tous. Je suis un peu fatigué ce soir mais tant pis, je suis sur que dés que je sonnerai chez eux la fatigue disparaîtra. Quand même il y a du chemin pour aller chez eux, ils habitent prés de Desvres, et c’est quand même à un bon cinquante kilomètres. De plus il y a du brouillard et la nuit je n’aime pas trop l’association purée de poix et noir d’encre... Heureusement qu’il y a la ligne médiane blanche, sur la route car ça s’intensifie, si ça continue comme ça je vais devoir rouler la portière ouverte. Je n’y vois vraiment pas grand chose. J’ai même dû arrêter mon lecteur de C.D. qui me passait la superbe musique du groupe américain YES pour améliorer ma concentration. Mais qu’est ce que c’est que ce bruit. Ce n’est pas la voiture, ça vient de dehors, c’est comme un bourdonnement continu accompagné de craquements a vous geler la moelle dans les os.
C’est juste au-dessus de moi. Ce n’est tout de même pas un avion qui va se poser sur la route dans le brouillard, d’ailleurs un avion ne produit pas ce son là... J’ai arrêté le moteur, j'ai ouvert la portière et le nez vers le ciel j’essaye d’apercevoir la cause de ce son qui parait maintenant très proche. Comme par enchantement je me retrouve dans le noir absolu car les phares de la voiture viennent juste de s’éteindre tout seul. Je ne peux m’empêcher de penser à ce film sur les ovnis que j’ai vu à la télé la semaine dernière. Et dire que c’est à moi que ça arrive. J’ai le cœur qui bat à tout casser. Vite il faut que je prenne mon appareil photo. Il est juste derrière mon siège. J’aperçois une lumière pâle de forme ronde rougeoyante, juste au-dessus de moi. Je me penche pour attraper ce satané appareil. Le ronronnement fait penser au son d’un arc électrique. Je crois que je vais faire la photo du siècle. Ca descend bien vers moi, ça ronronne doucement comme... comme...

Oulala, mes amis, j’ai attrapé une de ces décharge électrique... ouf ! Je rassemble le peu d’esprit qu’il me reste, car je suis tout...chose... En prenant à tâtons l’appareil j’ai dû toucher une surface métallique, j’ai dû tomber dans les pommes, j’ai mal aux cheveux, j’ai des démangeaisons partout, mais au fait et cet ovni, il est où ? et puis mes amis encore plus surprenant je suis assis dans ma voiture au volant, alors que je devrais plutôt être par terre, à genoux ou complètement étalé mais sûrement pas assis tranquillement dans ma voiture... et le brouillard a disparu et... mes phares sont allumés... est-ce que j’ai rêvé ? C’est vraiment le truc le plus incroyable qui me soit arrivé... apparemment, je suis encore vivant. Je mets le contact la voiture démarre. J’ouvre la portière je ressors mais je ne vois que la nuit, je rentre de nouveau et m’apprête à fermer la porte et j’entends provenant du fossé une sorte de gémissement. Je ressors de nouveau avec ma lampe de poche allumée et marche en direction du bruit. Quelle surprise c’est un petit chien, très petit, genre caniche, tout gris, tout effrayé, complètement emprisonné dans un fourré de ronces. Il ne peut ni avancer ni reculer sans se piquer.
Ne t’inquiètes pas je vais te délivrer mon petit ami. Mais à condition que tu ne me mordes pas.
Je lui caresse doucement la tête. Il a l’air rassuré par le ton de ma voix. Il arrête de s’agiter, mais je n’arrive pas à le dégager à la main. Il faut que je prenne mon couteau pour le délivrer. Il me lèche la main et je vois son regard de bon chien qui parait me dire merci. Il se secoue, il se lèche, j’enlève une dernière épine qu’il a de planté sur le dos, je le caresse et lui dit.
Maintenant tu vas pouvoir retourner à ta maison. On n’a pas idée de se promener en plein brouillard, tu risques de te perdre...
Sur ce, je tourne les talons et m’asseye au volant et à ma grande surprise, il me saute sur les genoux par la portière encore ouverte et s’assoit sur le siège voisin avec une expression qui semble dire.
Qu’est ce que tu attends pour démarrer ?
Après un moment de réflexions, je décide de le garder avec moi. Je verrai demain si je peux lui retrouver son maître.
La voiture nous a amenés intacts le chien et moi jusqu’à la maison de Jean-Roger. Toutes les lumières sont allumées. Même la lucarne du grenier laisse deviner un éclairage. La porte s’ouvre juste au moment ou j’allais sonner.

Te voilà enfin, nous commencions à nous inquiéter. J’allais appeler la police, la gendarmerie..
Puis voyant mon visage, il finit
- euh... l’armée... Ne me dit pas que tu as eu un accident ?
La frimousse de Julianne apparaît derrière l’imposante carrure. J’ai probablement une drôle de tête, car ils m’observent avec des yeux qui contiendraient toute l’inquiétude du monde. Je sors le bouquet de fleurs que je cachais derrière mon dos et le tends à la maîtresse de maison en disant :
S’cusez moi m’sieurs dames j’ai été retardé par le brouillard.
Ah bon ? Il y a du brouillard ? Mais entre, tu vas nous raconter tout ça à l’intérieur, il y fait plus chaud
Dans le salon un monsieur à barbe grise se lève du fauteuil en me tendant sa main en souriant, il bute sur le bord du tapis, et se rattrape de justesse à mes deux bras tendus. Il rajuste ses lunettes, souffle du coin de la bouche sur la mèche grise qui lui pend du front, et déclare:
Vous êtes le monsieur Théo dont j’ai tant entendu parler ces derniers temps? Enchanté de vous rencontrer Jeannot ma raconté vos aventures..
Je bredouille un:
bonjour monsieur.
Tout en me rapprochant discrètement de la cheminée où crépite doucement un feu de bois. Julianne me prend mon manteau et me dit.
- Vas t’asseoir prés du feu, je te verse un martin.
- Je te présente Ramon de la Casa Piedra mon vieux prof qui va te faire un discours sur les civilisations disparues ou d’origine inconnue
- Dis donc Jeannot pas si vieux que ça quand même j’ai encore des services à rendre à la société...
- Dis Théo comment as-tu pu réussir à attraper un coup de soleil de ce temps là ?
Je me lève et aperçois dans la glace, l’image mon visage rouge cramoisi...

- Ou bien c’est la honte d’être en retard?

Je porte mon poignet à mes yeux et effectivement, ma montre indique que j’ai quand même deux heures de retard par rapport à l’heure prévue... il ne me reste plus qu’à leur raconter mon aventure.
Là, je les ai cloués sur place. J’ai été assailli de questions et quand j’ai parlé du chien Julianne ma demandé d’aller le chercher. Sa majesté le caniche, trônait au milieu du siège et sa queue balançait plus vite qu’un métronome hystérique. Tout le monde l’a caressé, tapoté, ils ont tous au moins dix fois chacun dit.
Qu’il est mignon, qu’il est craquant
Je n’avais pas osé m’imposer avec un chien inconnu chez -eux, le laissant un moment seul dans la voiture, mais de toute façon c’est lui qui avait la vedette de la soirée.
Julianne, déjà avant, se passionnait pour le phénomène ovnis mais là je crois qu’elle aurait drôlement aimé être à ma place... pourtant je n’ai pas vu grand chose. Il ne me reste que le cuisant souvenir des coups de soleil et ces démangeaisons sur les bras et la poitrine... Le plus bizarre dans tout ça, c’est que je suis resté prés de deux heures dans les vapes, sur le bord de la route, sans qu’il y ait une voiture qui passe, s’arrête (ou... me roule dessus même). Mon dernier souvenir c’est... je me vois encore dans la voiture. Je me le rappelle bien, je me contorsionnais pour tenter de prendre mon appareil photo rangé derrière mon siège conducteur. Il y avait ce ronronnement continu et puis aussi ce stylo bille tombé hier sur le plancher, qui sautait vers le plafond et ma paire de lunettes de soleil qui s’envolait doucement de la boite à gants ouverte (sans doute de l’électricité statique). C’est à ce moment que j’ai pris cette décharge électrique... mais cela ne m’explique pas qui m’a réinstallé derrière mon volant, c’est tout de même pas les extraterrestres qui...---...
J’ouvre les paupières et suis immédiatement assailli, par quatre paires d’yeux inquiets qui me scrutent avec intérêt dans un bourdonnement confus de voix qui résonnent comme au fond d’un tunnel.
Ca y est il en revient dit Jean Roger. Mon pote, il ne faut pas nous faire des peurs pareilles... je te présente le docteur Duchemin notre médecin de famille que nous avons appelé d’urgence pour te réveiller p’tite tête de phénomène... la prochaine fois que tu sors la nuit... mets donc un peu de crème solaire avant de partir, ça limitera les dégâts. Puis, avec un coup d’œil vers le médecin, il ajoute: euh... et puis, n’utilise plus cette lampe solaire, vieux beau. Le docteur Duchemin te le déconseille très vivement.
Le docteur est reparti. Julianne m’explique que Jean Roger avait raconté que j’aurais parait-il utilisé une lampe à bronzer. Le bon docteur a eu l’air d’y croire. Il m’a trouvé des brûlures et des rougeurs un peu partout et pour lui le malaise, c’est une petite insolation.

Ramon a trouvé des similitudes dans les idéogrammes de ton bidule, mais approches Ramon, expliques donc tout ça au ‘bronzé’ amateur.
voilà dit Ramon j’ai bien observé les photos... on peu penser que ces signes là sont d’origines Basques car ils ressemblent à des motifs trouvés sur des pierres en pleine montagne. Ceux là font penser à des runes. Ceux là ressemblent plutôt à des signes Incas mais avec des tracés plus nets, et précis…
Mais ça fait une sacrée distance entre ces différentes cultures dis-je, et au fait c’est traduisible?
Hélas non! car pour couronner le tout, ces signes sont mélangés dans la même organisation de texte... pour moi c’est un mystère complet... ou alors il s’agit d’un travail d’artiste qui a dû puiser la décoration de l’objet dans les signes de ces différentes cultures... mais vous savez ce n’est pas très connu comme style d’écriture, même pour un artiste qui voudrait s’inspirer d’une écriture bizarre... vous n’avez pas pu savoir d'où venait l’objet, avoir une datation, il parait neuf mais par contre l’écriture qui l’orne est vraiment très ancienne
Bon ! Coupe Jean Roger nous allons tous passer à table. J’espère que vous aimez le bœuf bourguignon bien mijoté parce que celui ci a cuit deux heures de plus que prévu..
Ramon nous a raconté des histoires sur Jean Roger que ni Julianne ni moi ne connaissions. Faire la classe à ‘Jeannot ‘ comme il l’appelle, n’a pas toujours dû être aussi drôle qu’il y parait aujourd’hui. En tous cas nous avons bien ri. Le chien a été attribué d’un nom provisoire. Il s’appellera "le chien" et le plus drôle, c’est qu’il a l’air de déjà connaître son nom, quand nous l’appelons, il accourt pour obtenir un échantillon de bœuf ou de carottes. Il a mangé comme un ogre avec tout ce que l’on a pu lui donner pendant le repas comme je l’ai dit à Julianne on le surnommera bientôt "le chien... obèse" finalement il s’est allongé sur le fauteuil prés du feu, s’est léché des pattes à la tête... il m’a regardé fixement, et comme une étincelle dans ses yeux semblait me dire : merci, je suis bien... Je lui ai souri et il s’est endormi. Nous avons longuement reparlé de la "soucoupe volante" objet dont je n’ai ni vu la forme de soucoupe, ni pu apprécier sa faculté de voler. Notre Ramon va garder les photos et va les montrer à plusieurs de ses collègues et s'il a des informations supplémentaires cela nous fournira un alibi pour déguster un nouveau plat extraordinaire fabrication JuJu.

Alors chien des rues! Qui donc est ton maître j’ai téléphoné pendant toute la matinée pour trouver ton adresse et personne n’a l’air de te connaître et tu n’aurais pas de propriétaire dans le secteur ou je t’ai trouvé. Tu n’as même pas de collier, ni de tatouage... et puis tu pourrais éviter de me tourner le dos et de soupirer comme ça quand je te parle... allez, viens sur mes genoux me faire un petit câlin
Il se retourne immédiatement et me saute dans les bras... pour être affectueux il est affectueux ce petit garnement.
Cela fait maintenant plusieurs semaines que "le chien" met de l’ambiance dans la maison... il a dû s’échapper d’un cirque parce qu’il a des attitudes que n’ont pas ses congénères. L’autre jour je rentrais silencieusement dans le salon, il avait les deux pattes posées sur ma table basse dont une qu’il utilisait pour tourner la page d’un magazine sur les camping-cars qui était posé là. Il regardait tellement bien la page que j’ai regretté de ne pas avoir un appareil photo sous la main pour fixer l’instant. Une autre fois encore, dans le salon, il était assis sur son derrière, devant la télévision allumée. Il semblait regarder une émission documentaire sur les animaux, la télécommande était juste à côté de sa patte, comme si c’était lui qui avait choisi l’émission. Quant à la télé, j’en suis encore à me demander si c’est lui qui l’a réellement allumée, ou si j’avais oublié de l’éteindre avant de partir... si cela continue, il va finir par me parler...
Julianne m'a téléphoné, elle voulait des nouvelles de "le chien" et nous inviter de nouveau la semaine prochaine. Juju va nous faire un repas asiatique et ils pensent faire revenir Ramon s’il est disponible, car les retraités sont des gens très occupés. Il faut absolument que je trouve un cadeau original à leur apporter, pour les remercier de leur gentillesse. Mes démangeaisons et rougeurs ont disparu. Je pense que j’ai du être victime d’une petite intoxication alimentaire qui a causé un peu d’urticaire. Quand à mon nouvel ami, ses griffures et multiples piqûres, n'ont pas du tout l'air de le faire souffrir.
Je suis retourné sur les lieux de mon aventure, mais je n’ai pas réussi à en situer l’endroit exact. Avec le brouillard qu’il y avait... et puis j’avais aussi l’idée que si "le chie"’ retrouvait sa piste il pourrait peut-être rentrer à sa maison car son absence doit certainement manquer à quelqu’un cet animal est tellement extraordinaire. J'imagine une petite fille ou un petit garçon pleurant sa mascotte.... Cependant quelque part au fond de moi, une voix me dit (et c’est la mienne), pourvu que tu ne retrouves pas son propriétaire. Sinon tu risques de pleurer toutes les larmes de ton corps si jamais tu perds ce magnifique compagnon.
Cela fait plus d’une heure que nous marchons. J’ai pris comme point de départ l’endroit présumé ou j’ai eu mon apparition et libéré mon petit copain à quatre pattes. Nous avons arpenté chaque bord de route sur plusieurs kilomètres à pieds, sans que mon renifleur trouve une piste qui semble lui rappeler la route vers sa maison. Il s’est bien mis à courir à un moment, mais ce n’était que pour importuner un papillon. Il est d’ailleurs revenu aussi vite à mes cotés en me regardant avec l’air de me dire:
Tu as vu cela? Je suis le chien le plus rapide au 100 mètres départ arrêté..
Puis nous avons rencontré un agriculteur sur un sentier qui nous éloignait un peu de la route où j’étais garé. Je lui ai demandé s'il avait déjà vu ce chien. Il m’a répondu que non, et qu’il ne semblait pas être plus redoutable comme chien de garde que comme chien de chasse. Il me dit me montrant l’appareil photo qui pendait au bout de sa sangle à ma main droite.
Vous ! z' êtes venu faire des photos du pont de bois !
lui répondant
Non, je ne connais pas.
il me montre le chemin du bout de sa canne de bois :
Pouvez pas vous tromper. Toujours tout droit jusqu’au p'tit bois, là bas au fond entre les deux collines. Vous prenez le premier sentier à droite à travers les arbres. Il y a une clairière avec le vieux chêne centenaire... il est si grand qu’il est mentionné sur les cartes d’état major, si vous l’voyez pas c’est que vous vous êtes cogné dessus. Cent mètres plus loin y’a l’ pont, pouvez pas l’rater.
Le chien renifle le moindre brin d’herbe et pisse une goutte dessus pour marquer son territoire. Je sourie en me demandant comment fait-il pour pouvoir encore uriner depuis que l’on marche...Nous nous enfonçons dans le "ptit bois" (qui s’avère devenir un de plus en plus grand bois à fait que l’on progresse). La lumière s’éteint peu à peu au travers de l’épais feuillage. Heureusement il fait encore assez clair pour voir où l’on marche. Et de toute façon les rares endroits où le soleil arrive à se frayer un chemin, les ronces, orties, ou simples fougères envahissent tout à coup le sentier au point de le faire disparaître. Dans ce cas je porte mon ami dans mes bras, afin qu’il ne se pique pas ses délicates petites pattes. Et il en joue, le gaillard, en faisant le beau devant les buissons épineux. Il se dégage une odeur moite de terre, de champignons, de menthe, et d’ail, qui procure un sentiment de mystère. Une photo magnifique se présente, les rais de soleil qui filtrent dans l’humidité du sous-bois et éclairent un parterre de boutons d’or et de verdure, je ne regrette pas d’être venu... Voilà le chêne au milieu d’une clairière. Il est bien éclairé, comme sous les feux de projecteurs, son tronc est bien dégagé comme si on venait enlever les mauvaises herbes autour de l’arbre, qui parait trôner au milieu d’une pelouse d’herbes courtes et fines. Le tronc possède un diamètre étonnant. Il faudrait au moins quatre ou cinq personnes pour l’entourer avec les bras tendus. Et puis il se dégage de cet endroit quelque chose de féerique et magique. Je mitraille de plusieurs photos et cadrages différents, tout en m’imaginant par des nuits sans lunes, des elfes et des fées dansant tout autour, comme dans les contes de mon enfance.
Le chien s’est dirigé vers l’arbre pour y apposer son habituelle et humide signature mais à quelques mètres de l’arbre, il s’est arrêté net avec un petit gémissement et a fait demi tour la queue entre les pattes. Il a du penser qu'il allait accomplir un sacrilège, que de souiller ce vénérable tronc.
Comme promis par notre interlocuteur voilà maintenant le pont de bois. Le forestier ou le paysan qui l’a construit, est un artiste. Il a une forme bondissante et harmonieuse au-dessus du ruisseau. Il est construit entièrement de rondins de bois, comme un mini pont de la rivière kwaï, en bien plus petit. Le fond pierreux fait chanter l’eau et l’ambiance générale est apaisante.
Je cadre mes photos de chaque cotés du pont, au-dessus, et même au travers du dessous. J’ai ainsi une vue du chêne encadré par l’arrondi. Une toile d’araignée avec sa propriétaire au milieu me sert de premier plan pour une superbe image.
Je décide de nous accorder une pause et de m’asseoir sur le bord de l’eau, adossé à une grosse pierre pour y méditer. Le chien se couche à coté de moi sur un tapis de mousse et pousse un gros soupir. Je fais le point des événements qui nous sont arrivés. L’air est doux, il sent bon. Je rêve au modèle de camping car que j’aimerais me faire financer, si mon banquier le veut bien. Je pense à "le chien", comme j’aimerais l’adopter définitivement. Et puis il y a Julianne et Jeannot, et puis et puis... et puis je médite tellement bien, que je sombre dans le sommeil.
Ouf ! Je m’étire de tout mon mètre quatre vingt. Je me suis endormi sans m’en rendre compte. J’ai superbement bien dormi, mais il faut penser à rentrer à la maison... le chien s’est comme moi dressé sur ses pattes en s’étirant et nous voilà repartis. Nous repassons devant le grand arbre et poussé par je ne sais quelle idée je m’approche du tronc. Comme je le pensais il y a des traces de sa vie dans le temps. Des signes mystérieux sont gravés au couteau. Je lève la tête et scrutant les branches, et j’y découvre des touffes de gui. Dommage qu’il n’existe plus de druides à notre époque. Et je pensais d’ailleurs qu’il n’existait plus de chênes à gui en France. Il faudra que j’en parle à Jean-Roger.
J’admire sur le magazine les yeux dans le rêve les derniers camping-cars sortis au salon du Bourget. Il y en a un qui me plaît bien, avec un lit "à demeure" pour les coups de fatigues sur la route, et avec sous le couchage la place pour ranger tout mon attirail, de peinture de photo, ma guitare, et surtout mon ordinateur, car il faut aussi que je pense à travailler un peu... Il y a assez de place pour une moto. Il faudra aussi que je pense à une liaison satellite pour me connecter sur Internet si cela ne coûte pas trop cher... J’ai rendez-vous demain avec mon banquier. J’espère qu’il va accepter le financement... je lève les yeux et suis assez surpris... j’aurais juré que le chien me regardait en souriant... mais ce n’est pas possible, les chiens ne sourient pas, au contraire quand ils montrent leur dents c’est plus souvent pour dissuader ou mordre. Du coup il m’a tourné le dos et est partis s’allonger sur son lit improvisé d’une couverture moelleuse.
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Lun 25 Juin 2012 - 12:13

Arwen a écrit:
On peut avoir la suite? Wink
Je voulais faire une belle mise en page pour le forum ... pour rendre plus aéré et lisible ... j'abandonne ... trop de bouleau ... désolé...
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 8 Sep 2012 - 15:56

Waouuhhhhhhh! Ouf! Quel talent, j'en reste sans voix!
Mes respects mon prince, y aura-t-il une suite, je voudrais savoir ce qu'est cet objet?
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 8 Sep 2012 - 16:17

Ah ! Ah ! ..... un vulgaire crayon mine ? un cure oreille ? Un épilateur ? un souvenir de vacance ? un guérisseur ? une pièce d'horloge antique mais pas en toc ? un communicateur trans-spacial ? un porte bonheur ?
..... ???
.... ???
.. ?
. ?

Tiens donne moi donc ton avis .... que je sache si tu es sur la mauvaise voie .... gnark gnark gnark !

(je suis en train de jouer mon STEPHEN KING ... de comptoir.....)

les chemins se croisent et se décroisent mais parfois cachent la bonne route .....


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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 8 Sep 2012 - 16:35

Very Happy Je suis sure que toi-même tu ne sais pas encore ce que c'est!

Mais moi je suis curieuse, et quand je commence quelque chose je dois aller jusqu'au bout, je dois savoir!!!!!!!!!!!!!!!!!

C'est de toutes façon un objet très très ancien d'une civilisation antédiluvienne, peut-être oublié par un des dieux extra-terrestres lorsqu'ils ont fui la terre en plein chaos?
Ou tout bêtement un crayon électronique ou atomique inventé par un physicien fou type Géo trouve-tout.

Allez, continue s'il te plait.
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 8 Sep 2012 - 16:48

bon je retrousse mes manche et prepare le découpage en chapitres de ce qui reste à poster ( et je vais être une fois de plus obligé de me relire ..... grrrr !
mais détrompe toi je sais parfaitement à quoi sert ce stylet ... mais il y a tant d'autres mystéres dans ce premier livre que de nombreuses portes peuvent s'ouvir (ou parfois rester un temps fermées....)
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 8 Sep 2012 - 16:57

OK, j'attends avec impatience, et bon courage. heart
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 8 Sep 2012 - 17:08

(Bravo, Triskel! Tu l'as convaincu! hihi)

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 8 Sep 2012 - 17:20

J'espère, attends, il faut qu'il bosse maintenant, c'est pas gagné! lol!
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Arwen
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 8 Sep 2012 - 17:29

Et, en plus, je voudrais le roman dont il a parlé sur l'autre forum! Wink
Je suis gourmande, je sais ...

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 8 Sep 2012 - 20:56

ne vous en faite pas les filles j'ai encore de quoi poster ...

l'histoire d'un gars qui vit une aventure très étrange dans les ruines d'une jungle ou à chaque fois qu'il meure il se retrouve à son point de départ là ou il était avant de perdre la vie ....

celle de ce gendarme qui arrête un camping car sur la route et qui a un flash ou ses co équipier lui demande pourquoi il a serré la main du conducteur (une sorte de hippie vêtu de blanc) puis l'a laissé repartir en lui faisant de grands signes amicaux .... mais dont il ne se souvient de rien sauf du sourire du conducteur et de son langage étranger .....
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Dim 9 Sep 2012 - 6:21

Dis-donc, tu en as combien d'avance dans ta musette?
Chouette nous ne serons pas à court de lectures.
N'as-tu pas essayé de te faire publier? Tu as vraiment toutes tes chances.
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Arwen
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Dim 9 Sep 2012 - 14:18

Oh ECNI, tu vas me faire baver! Merci d'avance pour tes partages ::am::

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Dim 9 Sep 2012 - 14:56

Pour l'instant avec deux lectrices assidues .... je sent que la notoriété est proche ... study
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Dim 9 Sep 2012 - 15:06

Deux fans, mon cher! Tout le monde ne peut pas en dire autant!
Et quelles fans, pas n'importe qui! lol!
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Dim 9 Sep 2012 - 15:28

Allez les fans (comment ça à l’éléphant ???? scratch
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Dim 9 Sep 2012 - 15:53

Et je dirais même plus! Deux faons! ( Des jeunes biches, quoi!) Very Happy

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Dim 9 Sep 2012 - 16:12

O Grand Maître Mixeur de mots, nous nous prosternons devant ta Sublime Majesté. Respect
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Dim 16 Sep 2012 - 16:35

CHAT qui fait le pitre n°3 : Very Happy


Je suis devant une immense porte qui flotte dans un ciel noir piqué d’étoiles. J’ai très fortement le sentiment que si je la pousse, j’y découvrirais un trésor inestimable. Sous mes pieds c’est toujours le ciel, les étoiles qui scintillent comme par une belle nuit d’été. J’ai le coeur qui bat très fort. Je pousse un battant, et les deux s’écartent symétriquement. De l’autre coté, pas d’étoiles c’est le noir le plus complet, ou le gris foncé, ou le bleu, ou le vert, le fond est comme en mouvement de couleurs sombres. Mais pas la moindre étoile n’y brille. J’entends comme un grésillement électrique, et je regarde mes mains, elles luisent doucement, sans agressivité d’une lueur intérieure agréable, mes pieds aussi d’ailleurs, je m’examine, je suis devenu comme phosphorescent mais pas vert, plutôt de couleurs chaudes, jaune, orangée. Il y a un bruit comme de la soie que l’on déchire et cette lumière se détache de moi, retenue par des milliers de filaments qui rétrécissent, puis se cassent. Je ressens au fond de moi une très grande émotion, une sorte de joie, de jubilation. Il y a maintenant devant moi une boule de lumière douce qui suit le contour de mon corps, comme si elle était en train de l’examiner de haut en bas. Elle s’éloigne, puis revient, tourne autours de moi une dernière fois avant de s’éloigner à une vitesse fulgurante. J’ai le coeur qui bat à tout rompre, je le sens battre partout, mes tempes, mes pieds mes mains, jusqu’au bout de mes doigts. La boule de lumière revient. Mais elle n’est pas seule, d’autres approchent de toutes les directions, en même temps il monte comme un murmure fait de soupirs, de rires, de chants, comme si j’étais en plein milieu d’une cour de récréation aux moments d’affluence. Toutes en un immense tourbillon se rejoignent, se collent les unes aux autres, et se muent peu à peu en une seule immense sphère multicolore, palpitante et sonore, qui resplendit tel un soleil de couleurs et de sons. Peu à peu le bruit se dilue dans le silence, en même temps que la boule diminue, jusqu’à devenir grosse comme une orange. Une voix dans ma tête prononce les mots: « Je suis! Je connais! J’aime !». Je fais un grand bond, et me réveilles, le radio réveil vient de se mettre en route. Il est déjà l’heure de se lever. C’est le rêve le plus étrange que j’ai fait de ma vie. Et il me reste comme un sentiment bizarre, celui d’avoir déjà rêvé cela (sans doute dans une période de conscience moins élevée). J’ai le sentiment que ce rêve contient un message important. Il m’obsède au point que j’ai failli marcher sur le chien qui m’attendait sagement au bas du lit pour me dire bonjour comme il a l’habitude de le faire tous les matins.
Tout en me lavant et en déjeunant, j’ai pensé à la symbolique de ce songe.
Cela ressemblait à la découverte d’un secret de l’univers, à la vie et la mort qui se rejoignent, on aurait dit une expérience comme celle décrite par les gens qui sont dans état proche de la mort que les Américains appellent N.D.E. mais avec une symbolique différente bien qu’il y avait la musique, la lumière, la sensation de bien être, cependant je ne suis pas mort. La preuve je me suis coupé en me rasant.
Je m’habille sur mon 31 il faut que je fasse bonne impression au banquier si je veux obtenir ce prêt qui m’obsède. Mais j’ai peu d’espoir en fait mes revenus sont très irréguliers, et j’ai commis quelques découverts, mais qui ne tente rien n’a rien.
Je suis pile à l’heure, j’ai laissé le chien dans la voiture, je lui ai entrouvert la fenêtre pour qu’il n’ait pas trop chauds. Je ne pouvais pas dignement l’emmener avec moi. Face à moi le directeur d’agence. Bien qu'assez jeune, il a le front copieusement dégarni. Costume strict, la seule fantaisie est la cravate qui apparaît malgré lui de l’ouverture de son gilet avec dessus le personnage de Donald le canard. Je sourie intérieurement en me disant que Picsou aurait été plus approprié, car celui-ci me fait un état de mon compte qui me donne une irrésistible envie de me sauver. Tout à coup la porte d’entrée derrière moi s’entrouvre en grinçant. Mon interlocuteur lève les yeux d’un air agacé en disant « je vous ai déjà dit de ne pas me déranger » quand son visage se transforme d’une seule pièce en un sourire radieux et dit
Mais entrez donc!
Je me retourne et très surpris voici le chien qui entre en se dandinant fier comme sous les ovations du public...
C’est mon chien ! Excusez-moi ! Je suis confus ! Il a du s’échapper de la voiture... au pied le chien!
Je le caresse et entends le banquier dire :
Ne le grondez pas! Voilà un brave toutou doux et affectueux! Tu t’ennuyais loin de ton maître ?
Je reste sidéré devant le changement d’attitude d’oncle Donald. Il s'est levé de son confortable pour venir faire des mamours, et tout en caressant le chien il finit par me dire:
En ce qui concerne le prêt, je vous l’accorde, venez donc signer le document demain matin.
Je suis abasourdi le chien à vraiment un charme fou auprès de ce ministre du fric! au point de l'amadouer. Comment en plus a t il réussi à sortir de la voiture? La fenêtre était à peine ouverte. Je suis au comble de la joie et m’empresse de téléphoner au concessionnaire pour prendre rendez-vous, celui-ci me dit qu’il sera libre dans une heure, et c’est juste le temps qu’il me faut pour aller jusque chez lui. C’est vraiment la joie au coeur que j’entre dans le véhicule, caresse avec affection et reconnaissance, le pelage du meilleur ami de l’homme. Je démarre et prends la route sans tarder en chantonnant, et jetant des oeillades à mon petit compagnon, et le taquinant du bout du doigt.
Jean Roger m’a téléphoné ce matin, et j’ai enfin pu lui annoncer la bonne nouvelle, concernant mon véhicule de bourlingueur.
Bientôt le monde sera à moi mon cher Jeannot. Il n’y aura plus de limite dans mes voyages. Je suis tellement heureux que si tu étais là je t’embrasserais.
Surtout garde tes lèvres baveuses pour plus tard... moi aussi je pense avoir du nouveau en ce qui concerne ton bidule. Es-tu disponible samedi soir?
Je réponds par l’affirmative.
Ne mange pas avant de venir, sinon tu éclaterais avec ce que Juju va nous cuisiner. Ramon m’a l’air très excité, mais il n’a voulu rien dire au téléphone. Juju te fait une méga bise sur le front. N’oublie pas, 20 heures..
Je n’ai pas eu le temps de dire autre chose, qu’il avait déjà raccroché. Je retourne à mon travail. il faut que j’écrive une routine pour transcrire une valeur chiffrée en écriture lettre (pour remplir les chèques d’une entreprise) et il y a des tas de petits problèmes pour accorder les pluriels des mots... ce n’est pas insurmontable, mais cela me promet des pages d’écriture. J’avais déjà écrit cela pour un programme en Anglais, c’était drôlement plus facile. Il n’y a pas toutes ces exceptions que l’on trouve en Français comme vingt et un qui est simplement twenty one et non pas twenty and one. Et puis soixante-dix ou quatre- vingt-quatorze qui donne plus simplement seventy ou ninety four.
Je ne sais pas si c’est parce que j’ai depuis quelque temps, décidé de porter mon ‘crayon bizarre’ accroché à une chaîne autour de mon cou, en guise de pendentif, ou si c’est l’excitation d’avoir bientôt le véhicule tant espéré, mais qu’est-ce que je peux faire comme rêves étranges en ce moment. Cette nuit je me suis retrouvé transporté dans ce que j’appelle maintenant ‘la forêt magique’, c’est à dire le lieu ou vit le vieux chêne et le joli pont de rondins. Il y avait des personnages qui défilaient autour de l’arbre en récitant une sorte de litanie monocorde, tandis qu’un vieillard barbu coupait des branches de gui et les projetais sur une couverture grise, posée à même le sol. La lueur de la lune brillait sur sa lame, et jetais des éclairs selon l’angle de la coupe. J’entendais un bruit d’ailes, identique à celui que produisent les libellules. En fait il provenait de très petits êtres qui volaient autour de l’arbre. Soudain le druide s’est arrêté, il a dit un mot que je n’ai pas compris, en pointant vers moi sa faucille. Le silence est tombé d’un seul coup, et... je me suis réveillé. Si cela continue j’aurai matière à écrire des romans fantastiques.
Comme à l’accoutumée, c’est Jean-Roger qui ouvre la porte. Il a déjà son grand sourire, laissant apparaître deux belles rangées de dents.
Alors Theo pas de petits bonshommes verts ce coup-ci? Puisque tu es à l’heure..
Je sens que l’épisode OVNI va me laisser des cicatrices au niveau de mon amour propre...
Non pas de monstre du Loch Ness non plus... Mais j’ai apporté de quoi voir double
Je sors ma bouteille de vin de Bordeaux que je cachais derrière mon dos.
Soyez-en doublement remercié, mon prince
Me répond-il, d’une voix chevrotante, en se courbant légèrement. Sur ce il me tapote dans le dos et me fait entrer. Quant à "le chien" il s’est déjà glissé par la porte entrouverte, et a filé directement dans la cuisine, pour quémander son lot de caresses et de friandises à Julianne.
Comme lors de notre dernière rencontre, Ramon s’est levé précipitamment pour me serrer la main. Mais se souvenant sans doute que la dernière fois il s’était pris le pied dans le tapis, me regardant avec un sourire fripon, il a soigneusement soulevé ses pieds en pivotant d’un quart de tour pour en éviter le bord. Ayant dépassé l’obstacle, il a repris son pas de course, sans s’apercevoir que sa bretelle de pantalon s’était glissée sous la poignée de porte. Résultat l’élastique s’est tendu jusqu’à ce que l’attache se défasse, et vienne lui claquer le bas du crâne avec un bruit sec. Sous le choc ses lunettes ont sauté de son nez, pour retomber de travers, accentuant l’effet comique de son faciès surpris et hébété, déclenchant l’hilarité générale.
Sa main atterrit dans la mienne, je la lui serre vigoureusement en lui balançant le bras dans tous les sens... son air ahuri, m'achève par un rire aux éclats.
Ramon ! Avez-vous une bonne assurance -vie... sinon, il est temps de souscrire.
Théo, c’est toujours un plaisir de vous rencontrer, mais je crois bien que vous me portez la poisse...
Sur la table basse du salon, il y avait des photos de hiéroglyphes. Il me les pointe du regard.
L’île de Pâques, vous connaissez
Les géants de pierre monolithiques?
Non les écritures des Rongo-rongo, tels que ceux transcrits par un vieillard de l’île et que celui-ci a données à Francis Maziére l’explorateur.


RongoRongo


Jean-Roger ajoute.
Oui, je me le rappelle, Il y a eu un livre... et un film documentaire...
des yeux regardent les étoiles...le livre c’était Mystérieuse Ile de Pâques
Julianne renchérit.
C’est vrai, il avait épousé une ravissante vahiné, et il avait une théorie sur le déplacement des statues, par une technique laissée par des extra-terrestres
Il a publié bien d’autres livres, mais celui sur les statues lui a fait beaucoup de tort, et l’a d’ailleurs rendu complètement incrédible, vis à vis de ses confrères malgré des études remarquables sur l’archipel du Tiki
Termine Ramon
Mais le fait est que ton ‘crayon’ porte au moins 50% des signes répertoriés sur le fameux cahier, mon cher Théo. Dommage que Maziére soit décédé, il aurait été drôlement intéressé... Dommage également que l’on ignore tout de l’endroit ou il a été trouvé... Et à quelle époque.
Au fait en quelle matière est-il fabriqué ?
Demande Jean-Roger.
Je n’en sais fichtre rien, sinon qu’il y a deux parties métalliques de différentes couleurs, et une autre qui parait taillée dans de la pierre polie
Il faudrait le faire analyser et radiographier
Ajoute Ramon.
Ces déclarations me laissent très perplexe. Je suis en possession d’un objet important. Il est peut-être la clé de l’énigme de l’Ile de Pâques. J’ai ouvert mon col de chemise, et sorti la chose et la regarde attentivement.
Elle dégage toujours une vibration positive, un sentiment de douceur, d’une sorte de joie...
Tiens Julianne. Ferme les yeux, serre-le dans ta main, dis-moi ce que tu ressens
Je défais la chaîne qui me permet de le garder pendu à mon cou, et le fait passer. Julianne s’exécute, frissonne un coup, puis sourit et déclare un moment après.
Tu as complètement raison, c’est spécial et agréable. C’est sur qu’un stylo ne procurerait pas cette sensation
Elle le confie à Jean-Roger, puis c’est le tour de Ramon, qui finalement me le rend.
C’est vrai vous avez tous raison, ce doit être un porte bonheur, ou une sorte de grigri médical
J’ajoute en souriant.
Si quelqu’un était passé il y a quelques instants, il se serait dit que c’est une sorte d’objet de culte, ou de sorcier, tellement vous le serriez tous pieusement dans votre main.
Sur ce dernier mot, Julianne se lève de son fauteuil et déclare
Après l’aliment de l’esprit, l’aliment du corps... va tout le monde à table. Je n’ai pas autant travaillé pour que vous passiez tout votre temps à bavarder
Nous quittons le salon pour la table sur laquelle deux ustensiles bizarres trônent. L’un est un samovar en cuivre, l’autre un... je ne sais pas...
Jean-Roger a mis en route la chaîne hi-fi qui nous distille délicatement de la musique instrumentale chinoise. Il s’approche du samovar et rajoute quelques morceaux de charbon de bois, ainsi que dans l’autre ‘machine’. Ni tenant plus je pose la question.
Dis-moi qu’est-ce donc que cette casserole bizarre, avec une cheminée au milieu ?
ah ahhh, tu ne connais pas la fondue chinoise? Tu vas voir, tu vas te régaler...
Nous avons eu des Nems, croustillants, moelleux et avec une délicieuse odeur quand on croque dedans qui vous remplis les trous de nez. On mange avec les doigts en les enroulant dans une feuille de laitue craquante et juteuse, trempant le tout dans une sauce délicate. Puis il y avait une salade de Grosses crevettes, avec du soja, des carottes, du concombre et une mayonnaise sucrée salée et un peu piquante... un délice. En guise de boisson du thé au jasmin, que l’on se sert directement au robinet du samovar. Et enfin j’ai découvert la fondue. Chacun utilise une petite passoire, y dépose de la viande, du poisson, des crustacés ou des légumes et la place dans le bouillon de poulet. Quelques instants après on l’en sort on dépose sur le riz blanc dont chacun possède un plein bol. Il y aussi différentes sauces, piquantes ou non qui viennent agrémenter les goûts. Quand le bol de riz est vide ainsi que le plateau de viandes et légumes, on le remplit avec un peu du bouillon de cuisson que l’on boit à petites gorgées en soufflant dessus... Et en se brûlant un peu parfois les lèvres.
Quant à mon chien, il n’a pas eu de cuisine chinoise, mais n’a pas non plus détesté le riz-carotte-poulet, dont il s’en pourlèche encore les babines.
Je pensais connaître la cuisine de Julianne, mais décidément, je n’ai pas fini d’être agréablement étonné.
Jean-Roger nous a raconté l’époque du professeur Ramon, en insistant bien sur les farces que les étudiant lui prodiguaient journellement, comme par exemple lui retourner son gilet. Comme Ramon ne faisait absolument pas attention, il mettait celui-ci à l’envers tout au long du cours, et ne s’en apercevait que lorsque cherchant à attraper une craie dans sa poche, il mettait un bon moment avant de comprendre la malveillance dont il était l’objet… à cette époque les élèves l’appelaient professeur Amon Ra !
Nous avons terminé le repas avec un alcool asiatique appelé maoutail, qui a achevé de nous chauffer les oreilles. Jean-Roger, entre deux calembours, trinquait avec chacun de nous en tonnant ‘maoutail!’. Julianne et maître Jeannot (docteur s calembours) nous ont vivement recommandé de passer la nuit chez eux.
On dit que les vielles maisons ont une âme... Celle de Jean-Roger n’en finit pas de craquer la nuit. Mais l’alcool aidant je me suis très rapidement endormi. Ce coup-ci j’ai rêvé de l’île de pâques. Un géant de pierre m’a poursuivi une bonne partie de la nuit en me criant:
Rends-moi mon crayon! Rends-moi mon crayon ! ma-ou-tail !
Heureusement que mes rêves ne sont jamais prémonitoires. Quoique j’ai bien l’intention un jour d’aller visiter cette île... mais sans me faire poursuivre par des monstres en pierre qui n’ont même pas de pieds...
Ce matin, nous avons tous eu droit a un superbe petit déjeuner Anglais. Julianne nous l’a servi avec un chapeau de cow-boy sur la tête un foulard à carreaux autour du cou, en décrétant que c’était un ‘cow-boy breakfast’ for the little froggys. Il ne lui manquait plus que les bottes et le cheval… Jus de fruit, oeufs au bacon, saucisses grillées, haricot sauce tomate, café, thé, et toast. Je suis renseigné sur la provenance des quelques kilos superflus de mon ami.

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Lun 17 Sep 2012 - 6:17

Oui, ben, bon! Toi tu as bien mangé, mais moi je reste sur ma faim sapristi!
La piste de l'Ile de Pâques et des Moaïs, vite la suite!
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Lun 17 Sep 2012 - 6:57

Désolé pour la mise en page, il faudrait que je corrige tour le texte mais je n'ai pas le courage (j'avais écris cela avec WORD que je n'ai plus et OPEN OFFICE est différent et ne récupère pas complètement WORD
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Arwen
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Lun 17 Sep 2012 - 12:13

J'adore ton histoire ... mais elle me donne faim hihi
Si un jour tu la publies, je te conseille de mettre toutes les recettes en supplément!!! Wink

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Lun 17 Sep 2012 - 12:18

Tiens c'est une bonne idée !!!

ça ferait au moins sourire l'éditeur .... Spaghetti
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 20 Oct 2012 - 8:51

Alors, toujours pas digéré Ecni? Métabolisme plutôt lent? Very Happy
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Arwen
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 20 Oct 2012 - 12:30

Me demande si on aura la suite un jour ... Il ne vient plus ici ... arfff les hommes ...
C'est la vie!
En tout cas, je ne demande plus rien.

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 20 Oct 2012 - 13:23

Arwen a écrit:
Me demande si on aura la suite un jour ... Il ne vient plus ici ... arfff les hommes ...
C'est la vie!
En tout cas, je ne demande plus rien.

oh! la menteuse ben si je viens .... la preuve je suis là Very Happy
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 20 Oct 2012 - 18:37

M'ouais.
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Arwen
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins (ECNI)   Sam 20 Oct 2012 - 21:04

Bien dit, Schiz'O! Wink

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